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mission juillet 2010
COMPTE-RENDU DE LA MISSION TANNA-SOLIDARITE DU 2 AU 5 JUILLET 2010.


PARTICIPANTS :

Sabrine Charles, pharmacienne, Corinne Chapot, infirmière, Sonia Doucet, Sage-Femme québequoise, Etienne Cadet, technicien, Jean-Etienne Demory, Gynécologue-obstétricien, Arnaud Dupret, généraliste et Michel Louis, dentiste.


OBJECTIFS :

Sur le plan matériel, ETABLIR UNE ADDUCTION D’EAU POTABLE ( en plus de celle existante par la citerne d’eau pluviale ) au dispensaire de White Sands (WS) à Enumakel, base médicale de l’association, et si possible une au sein de la tribu d’Alik Warren, dans une case destinée à accueillir les membres des missions ultérieures.Etablir un état des lieux du fonctionnement des différents organes « vitaux » : eau et électricité ( groupe électrogène )

Sur le plan médical, pour la sage –femme et l’obstetricien de rencontrer les femmes du secteur au sein du dispensaire et de faire un etat des lieu de la salle d’accouchement et des attenants. Le dentiste devant assumer la lourde tache des nombreux patients ( pas de dentiste a tanna…)
Pour le médecin, l’infirmière et la pharmacienne nous devions nous rendre dans deux tribus isolees : Imaki ancienne mission catholique et Waississi village de pecheur de la cote ouest de l’ile, jamais visité depuis le début des vacations.
soins au dispensaire de ws et inventaire et rangement des medicaments apportes..
visite d’une ecole primaire francophone à Pantawa, sur le chemin du retour visite au college technique de Louanatom à vincent bae, directeur avec lequel nous coopérons par l’intermediaire du lycée jules garnier et qui nous offre un soutien technique et logistique.
Enfin nous avions convenus avec jean-etienne demory de rencontrer nos homologues canadiens de l’hopital de Lenakel, médecin
( Dr Bruce Wood ) et coopérant d’une ONG « VIVA »( viva@vanuatu.com.vu ) qui en avaient également exprimé le désir.

DEROULEMENT DE LA MISSION :

L’arrivée à Tanna vendredi en milieu d’après-midi aura été un peu cahotique et peut être moins chaleureuse que celle à Vila où le très efficace Jean Rolland d’Air Calédonie à l’aéroport BAUERFIELD nous a pris en charge, nous facilitant transferts, bagages ( dans son bureau pour nous éviter les vols à la consignes ) et repas au snack de sa femme à Port Vila typique et pas cher !
Le passage à la douane de Vila se fit sans encombre mais nous avons dû nous acquitter d’un droit forfaitaire de 750 Vu et montrer les documents d’exonération de taxe dont notre exemplaire dâtant d’avril leur parut trop ancien.Il fallu donner un prix estimatif des médicaments : déclarai 20 000 Vu, sous-estimation qui eut l’air de convenir à notre homme…

Alik nous apprend que notre hébergement sera au gîte de Shark Bay à Manuapen, « par défaut de place » à Friendly Bungalows où il était prévu que nous résidions du fait de sa situation proche du dispensaire de WS. Pas plus de place à Port Résolution…
Profitons du marché de Lenakel où nos trouvons de délicieuses mandarines assemblées en rameaux ainsi que des arachides bien nourrissantes et un gros pied de kava destiné au Chef Iaukalbi, figure au combien emblèmatique de l’île et à l’origine de l’association.
Arrêt au college de loauanatom ou nous empruntons du materiel et des outils pour le dispensaire.
Puis traversée épique de la chaîne à deux voitures ( attendaient-ils plus de colis ?) et en grande partie de nuit avec de nombreux arrêts intempestifs…nous faisons manifestement taxi. Puis nous perdons Alik resté dans la seconde voiture pendant près d’une heure, petit moment de grogne à bord mais il est vrai que nous avions décliné le kava à Lénakel au motif de notre lassitude ( les premiers partis du Mont Dore sont levés depuis 4h00 ce matin ) : grossière erreur !

Nous tâchons de faire contre mauvaise fortune bon cœur et trouvons un repas tout prêt bien apprécié arrosé de vin sagement recommandé par le chef pour les coups durs !

Réveil matinal et frisquet le lendemain pour une longue journée, passage à Manuapen chez Alik, où nous consultons brièvement : m. bob nayou , env. 70 ans, osteite chronique du tibia, fistulisee apres une fracture ouverte en 1980…nous faisons un soin rapide et j’explique la necessite d’un curage chirurgical, a noumea de preference, connaissant la propension des chirurgiens ( chinois ? ) locaux pour les amputations…Demande doit être faite par Alik auprès du ministère de la santé pour le transport, nous devrons nous débrouiller ensuite pour l’accueil et les soins : avis aux chirurgiens volontaires !

Approchons du volcan Yasur toujours en pleine forme, de la cendre plein la g…quand nous lui roulons sur les pieds et une arrivée au dispensaire quasiment vide mais avec des élèves du proche college francophone de Lowipeng (BP 25, white sand-tanna –vanuatu) en plein debroussaillage grace a l’œuvre de son directeur tres actif et enthousiaste Sailas yatan ( tel. (678) 7795354 ) dont nous verrons qu’il se revelera tres actif et prometteur.

Faisons un bref etat des lieux :
Proprete aleatoire, absence quasi-totale de savon, antiseptiques, produitsdecontaminants, coton, pansements et bandes adhesives ainsi que compresses, pas de matelas sur les lits ( stockes dans la pharmacie : peur du vol ?)
un seul glucometre xceed qui ne fonctionnait pas :contact pile (cr 2025) nettoyé et reexplication à jocelyne l’infirmière-sage femme de son fonctionnement. plusieurs boites de bandelettes one touch ultra mais plus de lecteurs…

les bureaux et salles d’examens sont en assez bon ordre et les fiches patients rangees et accessibles.
peu de stylos .
l’echographe fonctionne et reste dans une salle dediee a cet effet mais jocelyne nous dit manquer de formation et s’en sert peu. Jean-Etienne lui propose un stage mais ne semble pas recueillir son approbation ( peut être Alik Nyaki, actuellement en formation à Nouméa s’en servira-t’il plus ? )
Puis nous scindons le groupe en deux :
Michel, Jean-Etienne et Sonia examinent les patients au dispensaire, Etienne entreprend le raccordement à l’eau potable.
Corinne, Sabrine et moi partons pour Imaki, avec médicaments et pansements où, après une heure vingt de « tape-cul » en 4X4 aux amortisseurs HS nous découvrons le village où nous sommes très attendus.
Trouvons un local rustique mais fonctionnel et Manuel, en poste depuis avril, infirmier anglophone a l’ eau courante et une radio fonctionnant sur batterie ( pas vu de générateur, possible panneau solaire ? ) Petite pharmacie minimaliste à laquelle nous adjoignons les produits que nous avons et que nous demande manuel ( tel. (678) 5621657 ) qui dresse une liste non exhaustive de materiel manquant :

OTOSCOPE
GLUCOMETRE ET BANDELETTES URINAIRES
STETHOSCOPE OBSTETRICAL ELECRIQUE ( SONICAID )
TENSIOMETRE

on nous reclame d’abord des soins dentaires, j’explique la présence du dentiste à ws.nous donnons neanmoins du materiel dentaire d’extraction reclame lors de la derniere mission …qui s’en sert ?
Apportons quelques vêtements très appréciés, excellent accueil du chef et de la population d’abord réticente à parler puis quelques uns viennent à nous en français.
Avons vu une trentaine de personnes,d’abord des hommes malgré ma consigne de voir les enfants, femmes et personnes âgées en priorité…Corinne panse finalement aussi Manuel l’infirmier qui souffre d’un ANTHRAX A L’EPAULE que nous mettons sous antibiotiques.

DEUX CAS A REVOIR :

Un angor d’effort avec un souffle precordial d’allure mitrale et une hta,( m. norman kaqigi, 50 ans) donnons aspirine à défaut d’autres drogues cardiovasculaires à imaki : consignes à manuel pour la suite qui les note scrupuleusement.
un goitre volumineux et asymetrique ( micheline kaiman, 30 ans environ ) : consignes données à jocelyne de ws et relayées par manuel pour lui déliver de la thyroxine dont deux boites restent dans la pharmacie.( en rapporter si possible )

Repas très apprécié sur la pelouse puis quelques enfants et mères qui n’avaient pu consulter avant…
Retour avant la nuit, « au chrono. » piste épouvantable, parfois dangereuse, accompagnés de robin, un des fils d’alik qui nous a servi de guide et nous mâchons une canne à sucre reconstituante donnée en chemin !
Passage à ws où nous recuperons le reste de l’equipe, extenuee, tout le monde ayant prete main forte a etienne cadet pour le raccordement du dispensaire au reseau d’eau, non sans mal !

Extractions a la pelle par michel…medecine generale et assistance dentaire pour sonia et jean-etienne !

Avant de rentrer à Manuapen nous sommes invités au kava « délocalisé » avec le grand chef iaukalbi au collège de lowiepeng, machâge traditionnel par les jeunes garçons au pied d’un grand banian, l’équipe au complet apprécie ce moment après la retenue première qu’engendre assez naturellement machouillage, crachouillage et a priori sanitaires de mauvais aloi ! n’étant pas au nakamal, les femmes y sont conviées : les grands principes se perdent !
Discussion enrichissante avec le directeur sailas qui nous parle de l’ampleur du projet de son collège que la communauté européenne doit entièremment rebatir pour 60 millions de cfp…et qui accueillera 150 élèves contre une centaine actuellement grace à l’ajonction de classes de troisièmes.
Nous fournissons à sa demande une petite caisse de pharmacie pour les soins de première nécessité aux internes.
Sailas nous fait la visite et propose généreusement son hospitalité pour les missions ultérieures : l’internat est vaste et les lits ( fournis par goro nickel ) flambant neufs !les réservoir d’eau de pluie ont été donnés par le canada qui s’affiche fièrement sur ceux-ci !
le dispensaire de ws trouverait-il une legitimite supplementaire par cet apport de population !

Retour à manuapen avec impasse sur le volcan malgré une nuit magnifique au motif qu’il ne faut y monter après le kava !les quarante minutes de 4x4 paraissent bien longues après cette rude journée à moins qu’il s’agisse des effets du divin elixir !

Dimanche matin, réveil à quatre heures par les coqs aussi beaux que bruyants ce qui leur vaut quelques invectives de la part des insomniaques de l’équipe ( mais, s’agissant de galinacés anglophones cela reste de peu d’effet !) douche froide de rigueur dans le grand banian puis courte promenade à la falaise dominant la baie des requins par un temps splendide avant le départ pour ws. premier arrêt forcé près de chez Alik pour crevaison, nous en porfitons pour refaire le pansement de l’ostéïte et voir deux enfants dont un avec une teigne du cuir chevelu, affection frequente de meme que d’autres parasitoses dont les poux, contre lesquelles nous manquons cruellement de produits dans notre reseau de collecte de medicaments.

Arrivée à ws où nous attendent un peu plus de patients, toujours autant de problemes rhumatologiques et douleurs de toutes sortes, pas mal de dermatoses pour lesquelles savon et antiseptiques seraient souvent suffisants : pourquoi ne pas proposer à la savonnerie d’ouvéa où à un grossiste de nous en fournir à chaque vacation ?
Pas mal de cas d’hta : consommation sodée souvent excessive, taitées ici par nicardipine, enalapril + / - hydrochlorothiazide et atenolol.
un cas deja vu de bpco bien traite par symbicort dont il reste un petit stock.
Un cas de poussee moderee d’insuffisance cardiaque avec sub-oap : vont manquer : furosemide, amiodarone et digitaliques.

Le cabinet dentaire ne desemplit pas et reste un pole d’attraction tres fort !
(cf . compte-rendu de michel louis ci après.)

Sonia et jean-etienne restent un peu sur leur faim par manque de femmes enceintes ou post partum ainsi que de nourrissons presents…ils voient néanmmoins un cas de stérilité femininine pour lequel l’échographe apporte un diagnostic : volumineux fibrome intracavitaire.dialogue néanmmoins constructif avec l’infirmière –sage femme.

Après un repas très apprécié préparé gentiment par rosalie, la femme d’alik nyaki (infirmier de ws actuellement en formation à nouméa par le biais de l’association) toute l’equipe se rend a waississi, village de pecheur d’une centaine d’habitants pour une premiere visite medicale.
Parcours chaotique, environ trois quarts d’heures de ws et accueil emprunt de curiosité et d’amusement.
Petite coutûme où le chef s’excuse de ne pas nous avoir préparé de grande réception du fait des impératifs religieux du dimanche, nous lui remettons un sac de vêtements dont j’explique qu’ils proviennent de patients mélanésiens du mont-dore.

Consultation en plein air accroupis sur des nattes, une case servant de maternité est libérée pour permettre à sonia et jean-etienne d’examiner les femmes.
michel examine des bouches mais explique que les actes ne peuvent se faire qu’à ws !
Corinne panse les plaies dont certaines justifient des antibiotiques que nous délivrons au compte-goutte, la plupart seraient prévenues et guéries par un savonnage énergique mais, encore une fois pas de trace de savons…teignes et pediculoses plus qu’impetigos sont la majeure partie des affections infantiles que nous remarquons. les plus jeunes n’ont pour la plupart pas vu de blancs d’où un abord assez effrayé!
Pas vu d’eczéma infantile ( car pas de laits artificiels ? )
presque tout les adultes de plus de trente ans souffrent de pterygions dus au soleil réverbérant sur la mer : sabrine délivre quantité de collyres « calmants » que, par chance nous avions a profusion mais expliquons que seul le port de lunettes de soleil pourrait ameliorer les choses…il en faudrait une cinquantaine de paires environ : pourquoi pas une collecte aupres des opticiens ?
Ici comme ailleurs des cataractes et presbyties.
Encore quelques cas d’hta souvent expliqués par une consommation sodée ( soyo, saumure ?… ) apparemment trop importante.
un asthme chronique de l’adulte sera adressé à ws par l’intermédiaire de gibson, qui nous avait accompagné, pour lui délivrer et suivre le traitement dont nous n’avons pas
( toujours emporter un beta 2 +/- corticoide inhalé en visite…)
La courte explication que nous avons entre notre interprète et gibson nous indique que ce dernier comprend et probablement parle ou a parlé français car le premier s’étonne qu’il ne le parle plus…) il y a décidément beaucoup de choses qui nous échappent !

pléthore de dorsalgies, lombalgies, sciatalgies et gonalgies, douleurs abdominales chez les femmes ( plutôt d’allure pariétale mais qui mériteraient une échographie )
la population est dans l’ensemble bien nourrie et non carencee a premiere vue, la moyenne d’age m’a meme semble plus elevee qu’a l’interieur ( poisson ?)
J’estime a environ quatre vingt personnes examinees par l’equipe et large distribution d’antalgiques, anti-inflammatoires et un peu d’antibiotiques.
magnifique coucher de soleil sur la baie de Waississi et ambiance enjouée de toute la population, je redis au chef du village la nécessité de lunettes de soleil et notre volonté de leur en faire parvenir ( prochaine mission d’aôut ? )

Quel sera l’avenir de ce village dont l’enclavement est appelé à disparaître par la construction prochaîne d’une jetée pour les cargos ?


retour à manuapen avec passage au volcan, de nuit :
palabre avec les autorités à l’entrée du volcan qui veulent nous faire payer la taxe ( env. 2000 vu/ personne ), alik tiens bon mais demande que nous etablissions un document a chaque mission comprenant les noms et titres des membres de l’equipe…

Après l’augmentation de l’activité de Yasur une partie du cratère s’est affaissée ( à droite du chemin ) ce qui nous conduit à l’escalader par la gauche d’où un point de vue inédit pour nombre d’entre nous.Ambiance toujours aussi magique où l’on comprend les croyances ancestrales qu’un tel lieu a pû engendrer…
Petite angoisse à la descente, notre véhicule ( le dernier présent sur les lieux ) étant déclaré en panne de boite de vitesse , je prête mon téléphone pour contacter un dépanneur potentiel.

Nuit étoilée un peu fraîche dont nous avons tout lieu de profiter tout en nous perdant en conjectures diverses sur la cause et les conséquences de cette supposée panne bien surprenante car rien ne la laissait présager…
Au bout d’une bonne heure nous suggérons de refaire une tentative : le moulin mouline mais la bête n’avance pas…
Michel, dentiste plénipotentiaire pour ces circonstances exceptionnelles bidouille la commande de la boite de transfert et notre char s’ébroue, enfin délivré des pentes hostiles de Yasur !Encore la magie de Tanna.
Arrivée à Manuapen vers 20h30…bien fatigués !
Heureuse réception chez Alik, en famille, accueil chaleureux et repas bienvenu autour du feu, aux rythmes endiablés du groupe électrogène : kava de rigueur et « jaja » ( dernières cartouches ) salvateur et réparateur.( ne pas oublier le tire bouchon : denrée rare à Tanna )
Donnons à Alik et aux siens les vêtements qui nous restent en remerciement.

Lundi matin : lever un peu moins matinal, petit déj.mais sans café, règlement du gite ( 12500 CFP / personne pour 3 nuits, 3 petits-déj., 2 dîners ), balade à la falaise entre la baie des requins et la baie des tortues par le chemins escarpé assez impressionnant par endroits. Séances photos et fous-rires !
Départ un peu tardif pour le dispensaire de WS pour finir la pharmacie et jeter un coup d’œil au groupe qui n’a pas voulu démarrer ce matin bien que fraîchement réparé par Jacques Dugast et le fils de Michel, notre traducteur et contact de toujours à WS…
Etienne constate que le groupe démarre mais s’arrète aussitôt affichant le code d’ereur « P05 » mais nous n’avons pas la notice technique…
Imbroglio s’en suit car nous constatons que le groupe n’est pas entretenu par Michel, formé par le Génie du RIMAP en juin 2009 lors de son installation car mis à l’écart par on ne sait quelle cabale…Pas de vidange depuis un an semble-t’il, aucun carnet d’entrtien et pas d’idée du nombre d’heures de fonctionnement…
Voici le centre névralgique du dispensaire de WS qui est en péril…
Coup de fil à Jacques Dugast à Nouméa qui nous conseille de faire appel au fils de Michel qui est technicien chez Unelco ( équivalent d’Enercal au Vanuatu ) et qui connaît la machine.
Le temps nous est compté et nous décidons avec Michel de l’embarquer pour Lenakel chercher son fils…
Au retour nous apprendrons que la cause de la panne est bien une sécurité du bazar qui empêche le démarrage si le groupe n’a pas été vidangé…Ce qui devrait être fait pour la prochaine vacation…
Petit détour par Port Résolution demandé par ces dâmes espérant sans doutes y faire quelque lèche-vitrines ! Il est vrai que le lieu semble jouir d’un développement plus rapide du fait de sa position privilégiée de baie abritée pour les plaisanciers mais où la pluie nous accueille pour la première fois du séjour et nous accompagnera jusqu’à l’aérodrôme…Nouvelles rigolades sous la bache improvisée dans la benne…Beaux paysages et piroguiers huilés qui font se pâmer nos dâmes en chapeaux et crinolines, dans la mangrove…
Alik prend pour l’équipe des bananes du marché qui serviront de repas étant donné l’emploi du temps chargé avant l’avion : il nous reste l’école de la Pantawa et l’Hôpital de Lenakel !

A l’école nous attendent les élèves et deux institutrices ainsi que le directeur, pasteur également, qui nous accueille en Bichlamar que nous traduit Alik…malgré l’heure tardive de notre arrivée.
Nous sommes les premiers francophones à les visiter depuis l’indépendance il y a trente ans et le pasteur de nous dire leur attachement à la francophonie.
Chants d’accueil de circonstance, très émouvant, par les élèves, une cinquantaine, en uniformes distincts pour les filles et garçons …Quelques larmes de nos pleureuses sont du meilleur effet sur nos hôtes !Quel professionnalisme !
Le Rotary vient juste de leur bâtir un batiment « en dûr » , la classe est d’une grande tenue.
Colliers végétaux et plûmes colorées nous sont remis par les enfants et une table est dressée avec des cocos verts, du manioc et des bananes auxquel nous faisons honneur.
Michel remet dentifrices et brosses à dents et fait une démonstration très appréciée et en plein air de brossage académique !
Nous quittons un peu hâtivement cette école avec le cœur gros et la ferme intention d’y maintenir un lien, échanges d’adresses. ( 5000 Vu restants de la caisse du bord seront destinés à l’achat de savons car, là encore nous constatons quelques dermatoses infectieuses des jambes en particulier et proposons d’apporter lors d’une prochaine mission une petite pharmacie de premiere necessite : mission d’aout ?)
Les fournitures scolaires ne semblent pas leur manquer.
Dépose des outils à Louanatom chez Vincent BAE qui nous a réservé une surprise : petite coutume oû nous recevons nattes et arcs artisanaux avec leurs flêches qui nous vaudrons quelques explications à l’arrivée à Tontouta !

Dernier arrêt à l’ « Hôpital » de Lenakel qui est au dispensaire de Bourail auquel il pourrait être comparé ce que le CHT est à l’Hôpital européen Pompidou…
Nous sommes accueillis par une secretaire locale parfaitement francophone et un retaité canadien d’Ottawa parlant très bien français et faisant fonction de gérant . Ce dernier de nous expliquer qu’il s’arrache les derniers cheveux émergeant de son couvre-chef élimé pour faire coïncider les besoins allègués avec les ressources perçues effectivement du Ministère de la Santé du Vanuatu.
Nous voyons ensuite le Dr Bruce Wood, perché sur une chaise s’escrimant avec un tube néon de son bureau, mais lui manquant un précieux centimètre j’eus finalement le dernier mot qui nous apporta la lumière! Entrée en matière originale mais qui facilita le dialogue, moi en français qu’il comprenait et lui en anglais que je comprenais suffisamment pour savoir qu’il venait de prendre le poste ( en succédant au Dr Leduc Eugène qui, malgré son nom ne comprenait pas deux mots de français ) et souhaitait une coopération plus étroite en me rendant compte du dénuement assez pathétique dans lequel le gouvernement le laissait…
( un vieil échographe avec une seule sonde trans-pariétale auprès duquel celui de WS paraît être un monstre de technologie )
proposition est faite par jean-etienne d’une petite formation echo-obstetricale a lenakel lors d’une prochaine mission qui eut l’air de remporter le plus vif interet. ( avis aux amateurs ! )
Je lui demande de m’adresser la liste des medicaments qu’ils utilisent afin d’harmoniser nos apports de medicaments avec leurs habitudes de prescription.
Ils souhaiteraient etre informés de nos vacations ( tél. (678) 5601207 )
En résumé une rencontre bien instructive mais écourtée par l’imminence de notre avion…

En CONCLUSION :
Mission constructive et instructive dont je retiendrai les enseignements suivants :

- La diffusion de l’information aux tribus et à nos interlocuteurs divers est assez aléatoire et il paraît important d’avoir le maximum de contacts directs avec les intervenants ( noms, adresses et téléphones ), et je conseille de prendre les réservations aux gites directement pour limiter les surprises de dernière minute.

- Il faudrait un livret à remettre au départ à chaque « chef de mission » avec carte grossière de l’île, les contacts et les prix des prestations de chacun ( voiture, gites, coûtumes, douanes ) qui constitue un document opposable et comparatif afin de limiter une inflation et une surenchère qui ne manqueront pas de se faire jour et qui pourrait être remis ensuite lors des réunions de l’association avec remarques et suggestions.

- Je redis mon idée de petits autocollants au logo de l’association à apposer sur le matériel que nous remettons à Tanna, les polos nous identifient mais trop ponctuellement à mon sens.

- Je pense qu’il est temps de collaborer avec Lenakel afin d’être complémentaires et d’éviter le sentiment vis-à-vis des soignants locaux que nous nous substituons à leur système certes très imparfait mais assez pragmatique et finalement efficace sur certains points ( cf. campagnes antipalustres, vaccinations en progression, suivi de la natalité et contraception… )

- Nous devons rester vigilants à ne pas donner dans l’assistanat et éviter les déviances de marchés parallèles des dons que nous faisons en les égrenant avec parcimonie et intelligence et en ne privilégiant personne en particulier.

- Enfin, il me semble indispensable de visiter au moins une école par vacation car nous avons un devoir vis-à-vis de gens qui nous aiment encore ( Par ce que la France leur évoque de valeurs incandescentes mais qu’ils contribuent à entretenir par un souffle qui nous bouleverse ) et que l’éducation reste la base du développement dans un pays où elle est payante.

Merci à toute l’équipe et ceux par qui l’aventure a commencé et longue vie à l’association Solidarité Tanna!
Dr Arnaud Dupret


COMPTE RENDU DE MICHEL LOUIS, DENTISTE. Après la mission sur TANNA du 2 au 5 juillet. - d'un point de vue logistique, le logement était rudimentaire mais correct, avec un petit bémol sur les drapeaux kanak en décoration, mais on est trés loin du dispensaire ce qui fait qu'on perd beaucoup de temps en transport. On manquait aussi un peu d'information en ce qui concerne l'organisation et les tarifs des transports , logements, visites, etc., avant notre départ. - au niveau dentaire, je manquais aussi d'info en ce qui concerne le cabinet dentaire et son fonctionnement (je n'ai jamais réussi à avoir le spray à la turbine). Il y avait à l'arrivée beaucoup de poussière et de cendres du volcan. Un bon nettoyage a été nécessaire. La demande en soins dentaire est importante, mais sur deux vacations les actes réalisés sont pratiquement que des extractions. Les soins conservateurs demandent plus de temps et de suivi. Au niveau matériel, on est un peu limité en ce qui concerne les instruments en chirurgie ( voir photo ) et la stérilisation ne peut être que succincte ( Décontamination dans la journée et autoclave uniquement en fin de journée ). La demande de soins dentaires est trés importante aussi dans les tribus que nous avons visitées mais la réalisation de ces soins est impossible en ambulatoire. Une information en amont aurait été nécessaire pour que les patients puissent se rendre au dispensaire. La prévention au niveau des écoles a été un moment fort et les enfants ainsi que les enseignants ont été trés touchés de notre venue et des brosses à dents et dentifrices que nous leur avons apporté car ils manquent de tout. Au niveau matériel consommable, il faudra prévoir pour la prochaine mission: -des gants taille moyenne et large - des lingettes désinfectantes - des aiguilles pour tronculaire - des anesthésies ( les carpules restantes sont périmées depuis 2009 mais encore efficaces) - des serviettes, essuie-tout, sopalin. - du savon - des fraises chirurgicales. En conclusion, je pense que notre mission est perfectible mais qu'elle a apporté beaucoup pour les populations locales et qu'elle a été trés enrichissante pour les participants. Bravo à tous ceux qui ont contribué à l'existence de l'association Tanna-solidarité. Michel LOUIS.


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